Les chutes de neige peuvent entraîner une augmentation des valeurs mesurées

Les chutes de neige sur le Plateau au début de l’année 2021 ont entraîné une légère augmentation de la radioactivité auprès de quelques sondes du réseau de surveillance MADUK. Cette augmentation est due au fait que les précipitations lessivent les substances radioactives naturelles se trouvant dans l’air. Mais la hausse est rapidement passée. Les produits de filiation du radon, qui peuvent être liés dans l’air au début des chutes de neige se désintègrent en 1 à 2 heures.

Lors de chutes de neige, de pluie ou de grêle, les produits de désintégration radioactifs naturels – les produits de filiation du radon – sont lessivés dans l’air et déposés à la surface du sol. Cela peut entraîner une augmentation passagère du débit de dose local dans la zone des précipitations. Les produits de filiation du radon proviennent de la nature et ne sont pas influencés par l’être humain. Cette légère augmentation de la radioactivité naturelle ne présente aucun danger pour l’être humain ou l’environnement.

Il arrive que le réseau de mesure de l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) pour la surveillance automatique du débit de dose dans l’environnement des centrales nucléaires (MADUK) indique des niveaux de radioactivité légèrement plus élevés lors de chutes de neige, mais aussi, par exemple, lors d’un orage en été après une période sèche prolongée. Les produits de filiation du radon liés par les précipitations, qui tombent sur le sol et déclenchent l’augmentation, ont une courte demi-vie et se désintègrent dès lors au sol en 1 à 2 heures. Les débits de dose locaux accrus sont donc généralement aussi de courte durée.

La neige industrielle est un phénomène de la saison froide

Dans la zone autour des centrales nucléaires – comme pour d’autres installations industrielles – de la neige industrielle peut se déposer. Quand la température descend autour de 0˚, il est possible que de la vapeur d’eau provenant de la tour de refroidissement d’une centrale nucléaire se condense, crée des précipitations qui tombent sur le sol sous forme de neige (« neige industrielle »). Les précipitations peuvent se produire sur un territoire très restreint. La vapeur de la tour de refroidissement est composée d’eau pure et ne contient aucune substance radioactive artificielle provenant des centrales nucléaires. Tout comme la neige naturelle, la neige industrielle peut lessiver les produits de désintégration radioactifs naturels de l’atmosphère et les déposer à la surface du sol.